Le submersible Titan, de la compagnie américaine Ocean Gate, a implosé ce dimanche dans les fonds marins de l’Atlantique Nord. Le contact avec le vaisseau a été perdu seulement deux heures après le début de sa descente.
L’US Navy, qui a qualifié l’événement de catastrophique, a confirmé la disparition des cinq personnes qui se trouvaient à bord lors d’une conférence de presse ce jeudi 22 Juin. Parmi eux, l’océanaute français Paul-Henri Nargeolet. Surnommé « Monsieur Titanic », il avait auparavant effectué pas moins de 37 voyages en direction de la tristement célèbre épave du paquebot, qui a fait naufrage en 1912 après avoir heurté un iceberg.
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Des problèmes de sécurité inquiétants à bord du sous-marin Titan
Nous savons désormais que de nombreux doutes ont été émis quant à la fiabilité de l’engin. Le Titan ne possèderait en effet aucune certification des autorités officielles pour ce genre de véhicule. Un employé de la firme américaine, David Lochridge, a déclaré avoir dès 2018 prévenu sa direction de potentiels problèmes de sécurité majeurs, ainsi que plusieurs défauts fondamentaux de conception du sous-marin. La compagnie n’aurait pas vu d’un bon œil les remarques de Monsieur Lochridge. Une hostilité envers ce denier qui conduira à son licenciement. Un procès s’en suit, qui s’achèvera par un accord extrajudiciaire à l’amiable entre les deux parties.
De nombreux témoignages plus ou moins accablants envers la société OceanGate et son PDG Stockton Rush ont refait surface. Karl Stanley, un expert des sous-marins, a également fait part de ses doutes. Lors d’un voyage à bord du Titan en 2019, il aurait entendu plusieurs bruits de craquements inquiétants au fur et à mesure de la plongée. De retour sur la terre ferme, il envoie un e-mail au patron de la société. Il tente de le convaincre de mettre en suspend les futures expéditions prévues afin d’éclaircir l’origine de ces bruits, sans succès.
Les échanges troublants avant le départ de l’expédition
Un ami proche de Paul-Henri Nargeolet s’est exprimé. Invité sur le plateau de C à vous, Michel L’Hour, archéologue membre de l’Académie de Marine, est revenu sur ses derniers échanges avec l’explorateur français. Les deux hommes auraient principalement discuté du caractère inédit de la conception du submersible. Une conception novatrice de par sa technologie, mais toutefois inquiétante pour Monsieur L’Hour. Lors de l’interview, il explique être soucieux de la sécurité à bord du Titan.
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« Quand il me parle d’un hublot de 60 centimètres, vous savez on est habitué à des choses beaucoup plus réduites »
Il interroge alors son ami sur son appréhension quant à cette expédition
« ça ne te fait pas peur ? », lui demande-t-il.
Mais ce dernier semble toutefois plus intéressé qu’inquiet et se montre confiant, « C’est un peu intriguant, mais ça m’intéresse ».
L’ami de l’explorateur revient également sur l’expérience de ce dernier. À 77 ans, Paul-Henri Nargeolet était un océanaute chevronné avec une profonde connaissance de ce genre d’expédition.
« C’est un expert de ce genre de submersibles, et donc la novation l’intéressait ».
Au lendemain de cette catastrophe, Michel l’Hour se souvient de son ami comme la personne la plus compétente en terme d’exploration des fonds sous marins.
« Je me suis toujours dit que si j’étais dans une situation complexe, je voulais que ce soit lui qui soit là ».
Des échanges intrigants et dans un contexte trouble, au moment où les réelles responsabilités de cet accident tragique restent encore à établir. Affaire à suivre…