Guerre en Ukraine : le prix de l’essence augmente
Le prix de l’essence en France dépasse déjà les 2 euros dans certaines stations-essence. Et la guerre en Ukraine ne risque pas d’améliorer les choses. Le conflit économique actuel entre la Russie et l’Occident pourraient bien engendrer une nouvelle importante hausse du prix du litre.
Bernard Keppenne, chef économiste chez CBC Banque n’est pas très optimiste d’ailleurs : « Selon la tournure des événements, un litre d’ essence à 3 euros est possible, voire plausible ». Malgré tout, les prix ne peuvent pas monter éternellement. « Généralement, la limite, c’est quand le prix devient si haut qu’il ne trouve plus d’acheteur. Or, le pétrole est tellement indispensable pour de nombreuses activités économiques de nos sociétés que ce prix de rupture n’a jamais été atteint » explique Philippe Crevel, économiste et directeur du Cerle de l’Epargne.
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De son côté, si la Russie est le deuxième exportateur mondial de pétrole, Moscou n’a pas d’intérêt à ne plus fournir l’Occident. Le pays étant déjà en crise, cela engendrerait des conséquences très lourdes pour son économie. En revanche, l’Occident pourrait parfaitement décider de ne plus s’y fournir. C’est d’ailleurs la solution plébiscitée par les États-Unis, premier producteur de pétrole au monde. Une solution qui n’est malheureusement pas adaptée à tous les pays comme l’Allemagne, dépendants du gaz et du pétrole russe.
Le prix de l’essence va continuer d’augmenter
Toujours selon Bernard Keppenne, le prix du litre d’essence pourrait même devenir un problème secondaire. « On risquerait de rentrer dans une logique de rationnement, où l’on demanderait aux entreprises d’arrêter de produire pendant certaines périodes, où il y aurait des restrictions imposées pour la circulation des voitures, des avions… »
En Europe, Moscou représente 27 % de l’importation du pétrole. « La production des autres pays de l’Opep semble arriver à une stagnation. L’Iran est banni du marché européen, et même si on levait ce bannissement, pas sûr que Téhéran accepte de jouer les pompiers de service pour l’Occident » explique Philippe Crevel.
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Quant à importer de l’essence depuis les États-Unis, cela ne résoudrait pas le problème des prix puisque l’acheminement de l’or noir couterait plus cher. « À court terme, on va souffrir, car même si on arrive à trouver de quoi remplacer le pétrole russe, cela ne se fera pas en quelques mois » ajoute Bernard Keppenne. « Selon le déroulé de la crise, on est probablement parti pour deux, trois ans de prix hauts côté pétrole. Et encore… En cas d’embargo de la Russie, deux ou trois ans, cela ressemble à un scénario optimiste « . Toujours à propos du conflit en Ukraine, un célèbre candidat de télé-réalité décide de rejoindre le combat. Quant à la France, elle a déployé le porte-avions ‘Charles-de-Gaulle’ pour ‘dissuader’ une attaque.