Pendant des mois, le procès de Mazan a secoué la France en raison de la brutalité des faits endurés par Gisèle Pelicot durant près de 10 ans. Pour rappel, son mari, Dominique Pelicot, droguait chimiquement sa femme avant d’en abuser ou de la livrer à d’autres hommes recrutés sur Internet. Mais alors que ce procès hors norme s’est achevé sur la condamnation du septuagénaire et d’une cinquantaine de co-accusés, l’affaire n’est pas terminée.
En effet, lors du verdict rendu en décembre 2024, dix-sept condamnés avaient exprimé leur volonté de faire appel. Une liste qui a petit à petit diminué, puisqu’ils ne sont aujourd’hui plus que sept à maintenir cette décision. Ainsi, un second procès pour l’affaire des viols de Mazan se tiendra en octobre 2025 devant la cour d’assises du Gard. Une nouvelle étape qui s’annonce éprouvante pour Gisèle Pelicot, mais également pour les femmes des accusés.
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Ces épouses qui ne renoncent pas après le procès de Mazan
Au cours du premier procès de Mazan, les épouses des condamnés n’ont pas toutes fait face à la situation de la même manière. En effet, si certaines ont choisi de mettre un terme à leur relation après les révélations faites lors des audiences, d’autres encore ont décidé de soutenir leur mari quoi qu’il en coûte. Dans une enquête dans le Sunday Times et un documentaire diffusé ce jeudi 3 avril sur la chaîne Téva, ces femmes ont accepté de parler pour la première fois.
Une de ces épouses a ainsi raconté l’arrestation de son conjoint, condamné à huit ans de prison dans l’affaire de Mazan. « Les policiers ont été très gentils avec moi mais je me sentais complètement vidée », a témoigné celle qui est encore avec son mari. « Au bout du compte, ce sont les familles qui ont souffert le plus, et non les accusés. (…) À force de pleurer, j’ai eu des problèmes aux yeux. Je dormais deux heures par jour. J’avais tellement maigri que j’ai dû être hospitalisée. Mais c’était ça ou me retrouver à la rue. Je n’avais pas le choix », a-t-elle raconté.
Des femmes traumatisées par le drame de l’affaire Gisèle Pelicot
Par ailleurs, le documentaire de Teva, diffusé ce jeudi 3 avril 2025, a également évoqué le sort des femmes autour des hommes impliqués dans l’affaire des viols de Mazan. « Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que [ces femmes] pardonnent leurs fils, leurs conjoints, leurs papas sur les conséquences que ça a eu sur elles, mais elles ne pardonnent pas du tout les faits », a développé la journaliste Alyssa Makni sur les ondes de Sud Radio.
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Les femmes sollicitées ont ainsi expliqué tous les éléments avant, pendant et après le procès de Mazan. « Deux femmes m’ont dit qu’elles espéraient que je me fasse violer un jour », raconte Samia dans ce documentaire. « Ces femmes le disent elles-mêmes : elles se sentent victimes collatérales », ajoutait alors Alyssa Makni pour tenter d’expliquer le conditionnement de ces épouses. Une chose est sûre, l’affaire des viols de Mazan va laisser une empreinte indélébile dans le monde de la justice.
« Je me sentais complètement vidée » : le traumatisme des femmes des accusés du procès des viols de Mazan https://t.co/9bnKHtXGgk pic.twitter.com/3U7raNWbEj
— ELLE (@ELLEfrance) April 3, 2025